Séminaire technique sur la protection sociale des travailleurs migrants en Afrique centrale

La mobilité sans cesse croissante des personnes, des biens, autant que des capitaux à l’échelle du continent africain, du reste caractéristique de l’environnement économique international, appelle une réflexion sur la garantie des droits sociaux des travailleurs migrants.

Non seulement parce que cette réalité n’épargne guère le continent africain, cette réflexion trouve également sa justification dans la perspective d’une plus grande intégration régionale. Il est vrai que l’essentiel des migrants originaires de l’Afrique centrale vivent en dehors de cette région. Ceci revient essentiellement au manque d’intégration économique régionale et à l’instabilité politique. Il n’empêche que le site migrationdataportal.org a dénombré au milieu de l'année 2020 environ 3,9 millions de migrants internationaux ayant résidé en Afrique centrale, soit 2,2% de la population totale.

La question de couverture sociale et la garantie d’une portabilité des droits sociaux du travailleur migrant et de sa famille apparait ainsi comme une nécessité mais également un véritable défi auquel les organismes de protection sociale en Afrique centrale sont appelés à faire face. Si certains Etats privilégient encore la signature des conventions multilatérales de sécurité sociale pour atteindre cet objectif, d’autres, en revanche, sont plus favorables à la signature de conventions ou accords bilatéraux.